ТОП 10:

COMMENT EXPRIMER UNE APPROBATION OU UNE DESAPPROBATION



C'est (pas) mal. C'est (très) bien. Tout à fait d'accord. (Mes) félicitations. Tous mes compliments. Je vous approuve entièrement.

Je vous félicite. Tu as eu raison de faire ça. Il n'y a pas de quoi être fier. Je désapprouve votre conduite. Vous avez tort d'agir ainsi. A qui la faute ?

12. a)Observez et répétez :

1) — Le chef regrette de lui avoir parlé sur ce ton.

— Il avait certainement tort, mais on peut le comprendre, lui aussi.

2) — Dans un an mon père prend sa retraite et mes parents ont dé­
cidé de s'installer à la campagne.

— Mais ça, c'est très bien. Je les approuve entièrement.

b) Evoquez des situations dans lesquelles vous pourriez employer les énoncés sui­
vants :

C'est pas mal. Félicitations! Tout à fait d'accord. A qui la faute? Il n'y a pas de quoi s'en vanter.

c) Exprimez une approbation ou une désapprobation selon le cas. A justifier :

Son fils a décidé d'entrer dans la vie active. Il a échoué de nouveau à l'examen. Son frère cadet n'obéit à personne. Elle va se marier en juillet prochain. Je regrette de m'être fâché avec lui. Il dissimule toujours ses projets. Il s'agit de se décider enfin !

ENTRAINEMENT Л L'EXPRESSION ÉCRITE

1. Rapport:L'escadrille française «Normandie-Niémen»

2. Traduisez :

1. Он всегда говорит ироническим голосом, так что часто трудно понять, когда он шутит, когда говорит всерьез. 2. В случае неудачи не отчаивайтесь и не принимайте все близко к сердцу. 3. Мы подо­зревали, что именно он помешал этим планам осуществиться. 4. Каж­дый раз, когда праздники падали на четверг и пятницу, они уезжали на несколько дней в родной город. 5. Они все еще на меня сердят­ся и не могут поверить, что это я сделал не нарочно. Ни в коем^ случае я не хотел их подвести. 6. Остается только узнать, по чьей вине это произошло. 7. Вначале у нее было твердое намерение не говорить ему ничего. Но во время разговора она не могла удержать­ся и рассказала, как все произошло. Естественно, что после этого у нее было тяжело на душе. 8. Они охотно согласились взяться за это дело. Мы, впрочем, и не сомневались в этом. 9. Ничего больше не удерживало его в этих краях, и он решил вернуться в свое родное село. 10. Подожди минуту. Ты же видишь, что я разговариваю по телефону. 11. Вчера твой друг рассердился на тебя? А кто виноват?


Только ты сам. Не вмешивайся в дела, которые тебя не касаются. 12. Вам удалось прийти к соглашению по этому вопросу? Конечно. 13. Вплоть до последнего момента они ни о чем не подозревали. 14. У него был действительно странный вид. 15. Что его так волнует по­следнее время? Мне кажется, что для беспокойства у него нет причин.

II.ANALYSE LEXICO-STYLISTIQUE DU TEXTE

APPROCHES DU TEXTE

1. La particularité principale de ce texte consiste en ce que la pré­
sentation de tout ce qui s'y passe est faite à travers la vision du petit
garçon. Pourquoi ? En quelle mesure cela contribue-t-il à la mise en re­
lief des idées du texte?

2. Quelles particularités linguistiques (lexicales, syntaxiques, etc.) du
texte créent l'impression que tout est vu par un petit enfant?

3. Quel effet est créé par la répétition de l'épithéte petit? Com­
ment est-elle liée à l'idée directrice du texte?

4. Toutes les descriptions et narrations du texte sont très concrètes.
Grâce à quoi? Pourquoi l'auteur recourt-il à ces descriptions concrètes?

5. Etudiez aussi le détail du texte du point de vue de la création
de cette concrétisation.

6. Analysez le rôle que les formes temporelles jouent dans le déve­
loppement des idées du texte :

 

a) le futur dans le passé dans le troisième fragment : on verrait, on
s'arrêterait, on regarderait;

b) l'opposition du passé simple et de l'imparfait dans les fragments
suivants.

 

7. Trouvez les différents moyens qui servent à montrer la perception
de la durée du temps propre aux petits enfants. Est-ce important pour
le développement des idées du texte?

8. Trouvez et commentez les détails qui permettent de montrer la
vie dure des Français sous l'occupation.

9. Analysez la description du paysage du point de vue de sa parti­
cipation à la création de l'atmosphère tragique où se déroulent les évé­
nements du texte.

 

10. Dans l'épisode «sur le pont» les perceptions de l'homme et de
l'enfant sont opposées l'une à l'autre. Par quoi est créée cette oppositi­
on? Quel est son rôle dans la mise en relief des idées du texte?

11. Ce texte vous semble-t-il expressif? A quoi est due cette impres­
sion, au lexique? Relevez tous les éléments lexicaux qui, selon vous,
confèrent au texte son caractère expressif.

12. Quel est le rôle de la syntaxe dans la création de l'expressivité
J texte? Relevez les phrases dont la syntaxe seule rend le texte plus

dynamique.

13. Grâce à quels éléments du texte (choix du lexique, détails carac­
téristiques, etc.) peut-on deviner quelques traits du caractère du père?


14. Quelles particularités linguistiques du texte rendent la scène des derniers adieux du père et de l'enfant si tragique? Appréciez de ce point de vue la suite des verbes au passé simple.

PREMIÈRES NOTIONS LINGUISTIQUES

Métaphore

Chaque objet ou phénomène de la réalité objective est désigné dans la langue par un mot (ou parfois groupe de mots) qui lui correspond. Pourtant, un mot qui désigne un objet peut être employé pour en dési­gner un autre. Cela s'appelé le transfert de sens ou l'emploi du mot au sens figuré. Les deux objets — celui dont le nom a été pris pour dési­gner un autre objet et celui qui a été désigné par le nom d'un autre ob­jet, autrement dit, l'objet qui a «donné» son nom et l'objet qui a «re­çu» le nom d'un autre peuvent être liés par les rapports de ressemblan­ce: l'objet (phénomène, action, qualité, etc.) dont le nom a été employé au sens figuré à un trait commun, ressemble à l'objet qui a été désigné par ce nom. Ce type de transfert de sens est le plus répandu ; il est connu sous le nom de métaphore. Par exemple, quand nous disons en parlant d'un homme que «c'est un lion», nous avons en vue que cet homme ressemble au lion parce qu'il est aussi brave et fort qu'un lion.

La métaphore est un phénomène très complexe. Premièrement, la mé­taphore est un des moyens de la formation de mots nouveaux, ou des sens nouveaux des mots déjà existant dans la langue. C'est-à-dire, que la métaphore participe à l'évolution sémantique du vocabulaire de la lan­gue. Les mots tels que : pied d'une chaise, bec d'une théière, nez d'un navire, feuille de papier, sources d'information, etc. sont formés par voie métaphorique : à la base du transfert de sens il y avait un lien de res­semblance de forme, de fonction, etc. Ces mots désignent des objets et des phénomènes concrets. Le lien de ressemblance qui a servi de base au transfert de sens n'est plus ressenti. Ce sont des métaphores effacées : cela veut dire que dans la langue de nos jours les mots formés par mé-taphorisation sont stylistiquement neutres, ils n'ont aucune valeur affec­tive et peuvent être employés dans n'importe quel texte y compris l'in­formation officielle ou une description exacte.

Deuxièmement, la métaphore est un moyen de création d'une image. Les métaphores imagées ont une valeur affective plus ou moins grande grâce au fait que le lien de ressemblance avec l'objet concret ou la no­tion abstraite qui a «donné» son nom est ressenti; cela constitue une image. Les métaphores imagées peuvent être 1) traditionnelles à valeur affective, qui gardent toujours leur valeur affective, mais dont l'expres­sivité s'est amoindrie grâce à la fréquence d'emploi : le sommet de la gloire, le déclin de la vie. C'est justement le groupe de métaphores tra­ditionnelles qui fournit les métaphores lexicologiques, désignant des objets concrets sans donner aucune appréciation, aucune nuance supplémentaire


^serviette nid d'abeille, brosse tête de loup. C'est un moyen de la for­mation de mots nouveaux assez fécond dans le français d'aujourd'hui.

Les métaphores traditionnelles sont très nombreuses dans la phraséo­logie : jouer avec le feu ; tuer le temps ; un coup de tête, etc. ; dans la presse ; le dégel des prix ; les élections préfabriquées ; vague de grè­ves, etc.

2) Avant de passer dans la catégorie des traditionnelles une métapho­re apparaît pour la première fois comme une création individuelle, origi­nale- Pour ce type de métaphores le lien de ressemblance est presque toujours inattendu et subjectif, c'est pourquoi leur valeur expressive est très grande et leur rôle dans un texte est important. Une métaphore in­dividuelle fait voir la vision du monde d'un écrivain, exprime son credo es­thétique, permet d'introduire des éléments appréciatifs : elle peut servir de moyen de caractérisation d'un personnage, d'une situation, d'un phéno­mène psychologique ou social évoqué dans un texte. Employée dans un texte une métaphore individuelle le rend très expressif, imagé, parfois poétique (suivant la nature de la métaphore) ; elle peut être développée, c'est-à-dire comprendre plusieurs mots, se transformer en symbole, con­stituer le pivot stylistique d'un grand texte autour duquel ce texte s'or­ganise.

• EXERCICES

I. Voilà quelques phrases tirées des textes étudiés.

a) Observez les métaphores, divisez-les en métaphores traditionnelles et individu­
elles;

b) Analysez le rôle qu'elles jouent dans les textes d'où elles sont tirées (création
d'une caractéristique expressive, poétique, pittoresque d'un personnage, appré­
ciation d'un personnage, d'une situation, expression du point de vue de l'auteur,
etc.) :

§ 1. ... Jean-Marc l'attendait, assis dans l'antichambre, en face de Mlle Bigarres, préposée au filtrage des visiteurs. § 2. Nous cinq, les principaux acteurs, dont il faut dire que nous avons tous fort bien joué notre rôle. § 3. Faire de Paul un normalien. Auréol, soleil de culture. § 4. Delmont se sentit submergé par un flot d'amertume. § 5. ... on se confine dans de vieux bureaux et de vieux principes, alors que le monde est plein de richesses et de possibilités nouvelles. § 6. Tabard était un journaliste marron de qui l'hebdomadaire, bourré de potins, passait pour une feuille de chantage. § 7. Les voitures soulevaient des gerbes de boue ••• . § 8. Cette ultime révélation... couronna leur métamorphose. § 9. Le jour où ce fut mon tour quand je me vis sur mon perchoir, mitraillé par tous ces yeux, mon sang se plaqua sur mes joues... Mais le profes­seur s'était assis sur le dernier gradin afin d'encadrer ses soldats. § 10. ••• l'Isère qui serpente sous une brume légère, légère, c) Lesquelles de ces métaphores sont surtout expressives ? Pourquoi ? "• Relevez d'autres métaphores dans les textes étudiés. Divisez-les en métaphores


traditionnelles et individuelles. Analysez leur rôle dans l'incarnation des idées dnj texte.

III. Observez les oppositions ci-dessous. Nommez le trait de ressemblance qui a servi ! de base au transfert métaphorique :

la lumière électrique — la lumière de connaissances; les torrents des montagnes — le torrent des passions ; une robe noire — un chagrin noir ; carrefour des rues — carrefour de deux siècles ; le seuil de la maison — le seuil de la vie ; une branche souple — un caractère souple ; l'enfant riait — le soleil riait; l'air froid — un accueil froid;

IV. Expliquez l'image qui est à la base des métaphores ci-dessous :

Modèle: une volonté de fer — on parle de la volonté comme si ce trait de la nature humaine avait des qualités matérielles—la fermeté, la résis­tance, l'inflexibilité : une volonté aussi ferme, aussi inflexible que le fer.

un cœur d'or; blesser l'amour-propre; sa douceur cache une grande fermeté ; manger qn des yeux ; la lecture nourrit l'esprit ; la dureté de l'âme; Le travail est un remède contre la souffrance.

*V. Relevez les métaphores dans les textes étudiés ; nommez les comparaisons sous-entendues qui expliquent l'emploi de ces mots au sens métaphorique. Expliquez pourquoi ce trait de ressemblance et pas un autre est à la base du transfert mé­taphorique du point de vue du développement des idées du texte.

M ode le: Nous cinq, les principaux acteurs dont il faut dire que nous avons tous fort bien joué notre rôle. (H. Bazin, § 2) —Dans cette propo­sition il y a deux métaphores individuelles : acteurs et jouer son rôle. Les deux appartiennent à la même notion de «théâtre», elles créent la même image. Le trait de ressemblance est le caractère hors nature, affecté, artificiel de la conduite des personnages. Grâce à l'emploi de ces métaphores individuelles l'auteur donne une caractéristique très juste et expressive de la situation insupportable, peu naturelle dans la famille Rèzeau, de la nature des relations entre les membres de cette famille abominable.

En faisant cet exercice accordez une attention pariculière au texte du § 2 qui abonde en métaphores individuelles.

VI. Observez les unités phraséolpgiques des exercices des § 8 et 9. Indiquez celles oui sont basées sur les emplois métaphoriques. Analysez ces métaphores du point de vue du mécanisme de leur création, c'est-à-dire, en trouvant les comparaisons sous-entendues qui expliquent l'emploi d'un ou de tous les composants au sens figuré.

III. AUTOUR DU THÈME

Texte complémentaire

1. a) Ecoutez l'enregistrement du texte suivant. Dites, ce que vous avez entendu pour la première fois sur ce mouvement et ce que vous en saviez auparavant :


LE MOUVEMENT FRANÇAIS DE LA RÉSISTANCE

Le peuple français, dans les tragiques événements de 1940-1944, mon­tra sa grandeur, son inébranlable volonté de résistance.

Le 10 juillet 1940, le Comité Central du Parti communiste français __ parti déclaré hors la loi, traqué et persécuté — publia un manifeste signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos, appelant le peuple français à se dresser pour engager la lutte pour la libération de sa patrie. Cette voix courageuse fut entendue par le pays. Sur la terre française com­mença le mouvement de la Résistance.

Presque simultanément, hors des frontières de la France, à Londres, le mouvement de la « France libre »1 ayant à sa tête le général de Gaul­le, invitait les Français à résister. Le 18 juin 1940 retentissait son ap­pel à continuer le combat contre l'Allemagne. A l'heure de la détresse de la patrie c'était un appel aux forces vives du pays : ne pas se rendre, continuer le combat.

Le général de Gaulle le 24 juin 1941 déclara au nom de la «France libre» que «le peuple français est avec les Russes contre l'Allemagne et ... nous souhaitons, en conséquence, organiser avec Moscou des relations militaires ».

Le Gouvernement soviétique, de son côté, dans une lettre officielle de l'ambassadeur de l'URSS en Grande-Bretagne I. Maïski en date du 26 septembre 1941, au président du Comité national de la «France lib­re» déclara qu'il le reconnaissait «comme chef de tous les Français lib­res, où qu'ils soient » et qu'il était « disposé à prêter aide et assistance aux Français libres dans la lutte commune contre l'Allemagne hitlérienne et ses alliés».

Ce premier document établissant formellement des relations d'alliance soulignait «la ferme résolution du Gouvernement soviétique d'assurer la pleine et entière restauration de l'indépendance et de la grandeur de la France».

Le mouvement français de la Résistance parcourut une longue route, complexe et difficile. Il se renforça vigoureusement et prit une envergure véritablement nationale après l'entrée en guerre de l'Union Soviétique et ses victoires sur les armées hitlériennes. Et au fur et à mesure de sa croissance et de son développement, des hommes nouveaux d'horizons po­litiques divers venaient le rejoindre. La Résistance avait deux grandes orientations différentes : l'une, liée au nom de son chef, le Général de Gaulle, le mouvement officiel dit la «France libre», puis la «France combattante», qui devint ensuite le Comité national, puis (à partir de juillet 1943) le Comité français de Libération nationale.

L'autre, le mouvement clandestin, illégal, de la Résistance, les ma­quis, les partisans, les nombreux et divers groupes de la Résistance, qui vinrent à constituer par la suite une puissante force militaire et politi­que des F.F.I. (Forces françaises de l'intérieur) qui jouèrent un grand rôle dans la libération de la France. Cette branche de la Résistance était dirigée principalement par les communistes.


Seul le Parti communiste interdit resta à l'heure de l'effondrement général, une force effective et agissante. Du fond de la clandestinité, il sut organiser les premiers foyers de résistance aux occupants, rallier et unir les forces populaires, susciter le puissant mouvement de la Résistan­ce. Ce mouvement montra au monde entier la grandeur des sentiments patriotiques et de la vaillance des véritables fils et filles de France.

La force principale du mouvement de renaissance du pays, la force qui sut rallier et unir tous les Français dévoués à leur pays, dans la lut­te pour sa libération, fut le Parti communiste français, comme furent obligés de le reconnaître même ses ennemis. Ils reconnurent la nécessité d'admettre, à partir de janvier 1943, ses représentants dans tous les or­ganes provisoires du pouvoir d'Etat, au Conseil national de la Résistance, etc. La libération de Paris n'a pas été accomplie par les troupes réguliè­res ni par les armées des alliés, mais par l'héroïque insurrection populai­re du 19 au 24 août 1944 et cette immortelle insurrection reste liée de façon inséparable aux noms de Roi-Tanguy2 et d'autres communistes.

Mais au temps où le lendemain de la France était encore inconnu, quand les régiments hitlériens martelaient de leurs bottes l'avenue des Champs-Elysées, quand fumaient encore les cendres d'Oradour3, et que les patriotes français périssaient dans les chambres de tortures de la Ges­tapo, le peuple français suivait avec espoir les événements aux fronts de guerre soviétiques. Tous les Français, plutôt tous ceux qui étaient dignes de ce nom, serrés contre leurs radios, écoutaient la voix de Moscou. Les communiqués du Sovinformburo, annonçant brièvement les pertes des trou­pes allemandes et la progression de l'Armée Soviétique, étaient alors écoutés comme la chose la plus passionnante, la plus importante du mon­de. Après la capitulation de l'armée de von Paulus, tous savaient que la route de la libération de Paris allait de l'est à l'ouest, des rives de la Volga aux rives de Spree.

La vie voulut que les peuples français et soviétique devinssent alliés et compagnons d'armes dans la juste guerre contre l'ennemi commun. Les noms des combattants soviétiques qui donnèrent leur vie pour la li­bération de la France devinrent aussi chers en France que les noms des pilotes français du régiment «Normandie-Niémen» en Union Soviétique. Mais l'importance de la fraternité d'armes des deux peuples unis dans la guerre de libération contre le fascisme ne se limitait pas aux exploits individuels des héros soviétiques et français, et au naturel sentiment d'amitié encore renforcé en ces années de lutte commune.

D'après A. Manfred, France Russie, France— URSS

mouvement organisé par Charles de Gaulle à Londres de l'état-major des Forces françaises de l'intérieur de la ré-

'la «France libre > 2Rol-Tanguy — chef

gion de Paris

"Oradour — village français brûlé par les hitlériens le 10 juin 1944

b) Lisez attentivement ce texte. Divisez-le en quelques parties en donnant un titre à chacune.


c) Relisez le texte et indiquez les passages ou les détails:

parlant de la vie dure des Français pendant la guerre ; du rôle du Parti communiste français à l'organisation de la Résistance ; des relations franco-soviétiques à cette époque.

d) Posez quelques questions sur ce texte de sorte qu'elles touchent les moments les
plus importants de son contenu.

ï. a) Lisez à haute voix les vers suivants. Formulez leurs idées directrices.

b) Posez des questions à vos camarades sur le rôle des images employées par le poète :

COURAGE

Paris a froid Paris a faim

Paris ne mange plus de marrons dans la rue

Paris a mis de vieux vêtements de vieille

Paris dort tout debout sans air dans le métro

Plus de malheur encore est imposé aux pauvres

Et la sagesse et la folie

De Paris malheureux

C'est l'air pur c'est le feu

C'est la beauté c'est la bonté

De ses travailleurs affamés

Ne crie pas au secours Paris

Tu es vivant d'une vie sans égale

Et derrière la nudité

De ta pâleur de ta maigreur

Tout ce qui est humain se révèle en tes yeux

Paris ma belle ville

Fine comme une aiguille forte comme une épée

Ingénue et savante

Tu ne supporte pas l'injustice

Pour toi c'est le seul désordre

Tu vas te libérer Paris

Paris tremblant comme une étoile

Notre espoir survivant

Tu vas te libérer de la fatigue et de la boue

Frères ayons du courage

Nous qui ne sommes pas casqués

Ni bottés ni gantés ni bien élevés

Un rayon s'allume en nos veines

Notre lumière nous revient

Les meilleurs d'entre nous sont morts pour nous

Et voici qui leur sang retrouve notre cœur

Et c'est de nouveau le matin un matin de Paris

La pointe de la délivrance

L'espace du printemps naissant.

P. Eluard, Au rendez-vous allemand, 1944


Questionnaire

1. Que savez-vous sur l'occupation de la France par les fascistes al­
lemands ? Quelles en étaient les causes ?

2. Les conditions de vie des Français sous l'occupation étaient-elles
difficiles ?

3. Comment le peuple français résistait-il à l'envahisseur?

4. Quand le mouvement de la Résistance a-t-il été organisé?

5. Comment le Gouvernement Soviétique a-t-il réagi à l'organisation
du mouvement de la Résistance par les Français?

6. Parlez du rôle du général de Gaulle dans l'organisation de ce
mouvement.

7. Qui participait à la Résistance? Connaissez-vous quelques noms
célèbres de résistants français ?

8. En quoi consistait l'activité pratique des résistants?

9. Quel était le rôle de la Résistance dans la lutte du peuple con­
tre les occupants?

 

10. Comment les hitlériens réagissaient-ils à l'action des résistants?

11. Que savez-vous sur l'escadrille «Normandie-Niémen»? Quel rôle
a-t-elle joué dans la victoire remportée par les forces alliées sur l'Alle­
magne hitlérienne?

12. Connaissez-vous quelques livres ou films où il s'agisse de l'occu­
pation de la France par l'Allemagne fasciste et de la Résistance (par
exemple, le célèbre récit de Vercors Le silence de la mer)? Parlez-en.


THÈME: ARTS ET SOCIÉTÉ

§ u

ETUDE DU LEXIQUE

Distinguez

Penser — 1. Penser qch(le plus souvent avec un pronom compl.) — l'avoir dans l'esprit, avoir une opinion : // ne dit pas tout ce qu'il pen­se. 2. Penser à qch, à qn— diriger sa pensée vers, avoir comme objet de réflexion : Л faut penser aux examens qui approchent. Il pense à eux. 3. Penser faire qch, que— croire, avoir l'idée que: Nous pensons avoir résolu ce problème. Elle pense que son départ est imminent.

Expr : penser du bien, du mal de qn, de qch.

Réfléchir à qch, sur qch— y penser longuement pour l'approfondir: Réfléchissez avant de parler. Je vous demande de réfléchir à cette ques­tions. Vous devez réfléchir sur les conséquences de vos actes.

Prendre un temps— se taire pour réfléchir: // a pris un temps et a dit: II vaut mieux que j'attende ici.

Prendre du temps— exiger du -temps : Ce travail m'a pris du temps.

Prendre son temps— ne pas se presser : Prenez tout votre temps, car je voudrais que ce travail soit bien fait.

Longuement, 'longtemps— pendant un long espace de temps: Le temps ne me permet pas de parler plus longuement. Il est resté absent pendant longtemps.

Remarque: Avec il y a, avant, depuis, pendant, pouron emploie seulement longtemps: II y a longtemps que je l'attends. Je n'en ai pas pour longtemps.

Retenez

Achever qch1. Finir en menant à bonne fin : Les ouvriers ont achevé la construction de la maison avant terme. 2. Achever de faire qch — finir de : II a achevé de ranger ses affaires.

Parvenir à qch— arriver à (tel résultat qu'on se proposait): Heureu­sement, ils sont parvenus au même avis.


Attention aux prépositions

Etre vêtu de qch : Elle était vêtue de blanc. Mais : // était vêtu en roi (= comme le roi).

Fermer la porte derrière qn: II a fermé la porte derrière le dernier visiteur.

NAISSANCE D'UN MAITRE

Le peintre Pierre Douche achevait une nature morte, fleurs dans un pot de pharmacie, aubergines dans une assiette, quand le romancier Paul-Emile Glaise entra dans l'atelier. Glaise observa pendant quelques minu­tes son ami qui travaillait, puis dit fortement :

— Non.

L'autre, surpris, leva la tête, et s'arrêta de polir une aubergine.

— Non! reprit Glaise. Non! Tu n'arriveras jamais. Tu as du métier,
tu as du talent, tu es honnête. Mais ta peinture est plate, mon bonhom­
me. Ça n'éclate pas, ça ne gueule pas. Dans un salon de cinq mille toi­
les, rien n'arrête devant les tiennes le promeneur endormi... Non, Pierre
Douche, tu n'arriveras jamais. Et c'est dommage.

— Pourquoi? soupira l'honnête Douche. Je fais ce que je vois: j'es­
saie d'exprimer ce que je sens.

— Il s'agit bien de ça, mon pauvre ami. Tu as une femme, mon bon­
homme, une femme et trois enfants. Chacun d'eux a besoin de trois mil­
le calories par jour. Il y a plus de tableaux que d'acheteurs, et plus
d'imbéciles que de connaisseurs. Or quel est le moyen, Pierre Douche,
d'émerger de la foule des inconnus et des ratés?

— Le travail, dit Pierre Douche, la sincérité.

— Sois sérieux. Le seul moyen, Pierre Douche, de réveiller les imbé­
ciles, c'est de faire des choses énormes. Annonce que tu vas peindre au
pôle Nord. Promène-toi vêtu en roi égyptien. Fonde une école. Mélange
dans un chapeau des mots savants : extériorisation, dynamisme, subcons­
cient, non figuratif et compose des manifestes. Nie le mouvement, ou
le repos ; le blanc, ou le noir ; le cercle, ou le carré. Invente la peinture
néo-homérique, qui ne connaîtra que le rouge et le jaune, la peinture
cylindrique, la peinture octaédrique, la peinture à quatre dimensions...

A ce moment, un parfum étrange et doux annonça l'entrée de Mme Kosnevska. C'était une belle Polonaise dont Pierre Douche admirait les yeux violets. Abonnée à des revues coûteuses qui reproduisaient à grands frais des chefs-d'œuvres d'enfants de trois ans, elle n'y trouvait pas le nom de l'honnête Douche et méprisait sa peinture. S'allongeant sur un divan, elle regarda la toile commencée, secoua ses cheveux blonds, et sourit avec un peu de dépit :

— J'ai été hier, dit-elle de son accent roulant et chantant, voir une
exposition d'art nègre de la bonne époque. Ah ! la sensibilité, le modelé,
la force de ça !

Le peintre apporta, pour le lui montrer, un portrait dont il était content.


— Gentil, dit-elle du bout des lèvres. Puis déçue, roulante, chantante,
parfumée, elle disparut.

Pierre Douche jeta sa palette dans un coin et se laissa tomber sur le divan : « Je vais, dit-il, me faire inspecteur d'assurances, employé de ban­que, agent de police: La peinture est le dernier des métiers. Le succès, fait par des badauds, ne va qu'à des faiseurs. Au lieu de respecter les maîtres, les critiques encouragent les barbares. J'en ai assez ; je renonce. »

Paul-Emile, ayant écouté, alluma une cigarette et réfléchit assez lon­guement.

— Te sens-tu capable, dit-il enfin, d'annoncer avec un sérieux ponti­
fical à la Kosnevska, et à quelques autres, que tu prépares depuis dix
ans un renouvellement de ta manière?

— Moi?

— Ecoute... Je vais informer nos «élites», en deux articles bien pla­
cés, que tu fondes l'école idéo-analytique. Jusqu'à toi, les portraitistes,
dans leur ignorance, ont étudié le visage humain. Sottise ! Non, ce qui
représente vraiment l'homme, ce sont les idées qu'il évoque en nous.
Ainsi le portrait d'un colonel, c'est un fond bleu et or que barrent cinq
énormes galons, un cheval dans un coin, des croix dans l'autre. Le por­
trait d'un industriel, c'est une cheminée d'usine, un poing fermé sur une
table. Comprends-tu, Pierre Douche, ce que tu apportes au monde, et
peux-tu me peindre en un mois vingt portraits idéo-analytiques ?

Le peintre sourit tristement.

— En une heure, dit-il, et ce qui est triste, Glaise, c'est que, si j'é­
tais un autre homme, cela pourrait réussir.

— Essayons.

— Je manque de bagout.

— Alors, mon bonHomme, à toute demande d'explication, tu prendras
un temps, tu allumeras ta pipe, tu lanceras une bouffée au nez du ques­
tionneur, et tu diras ces simples mots :

«Avez-vous jamais regardé un fleuve?»

— Et qu'est-ce que cela veut dire?

— Rien, dit Glaise, aussi te trouveront-ils très fort, et quand ils t'au­
ront découvert, expliqué, exalté, nous raconterons l'aventure et jouirons
de leur confusion.

Deux mois plus tard, le vernissage de l'Exposition Douche s'achevait en triomphe. Chantante, roulante, parfumée, la belle Mme Kosnevska ne quittait plus son nouveau grand homme.

—• Ah ! répétait-elle, la sensibilité ! le modelé ! la force de ça 1 Et comment, cher, êtes-vous parvenu à ces synthèses étonnantes?

Le peintre prit un temps, ralluma sa pipe, lança une forte bouffée et ait : « Avez-vous jamais, madame, regardé un fleuve ? »

Les lèvres de la belle Polonaise, émues, promirent des bonheurs rou­lants et chantants.

En pardessus à col de lapin, le jeune et brillant Strunski discutait au 'nilieu d'un groupe: «Très fort! disait-il. Très fort! Mais dites-moi, Douche, la révélation? D'où vous vient-elle? De mes articles?»


Pierre Douche prit un temps considérable, lui souffla au nez une bouffée triomphante et dit : « Avez-vous jamais, mon cher, regardé un fleuve ? »

— Admirable 1 approuva l'autre, admirable !

A ce moment, un célèbre marchand de tableaux, ayant achevé le tour de l'atelier, prit le peintre par la manche et l'entraîna dans un coin.

— Douche, mon ami, dit-il, vous êtes un malin. On peut faire un
lancement de ceci. Réservez-moi votre production. Ne changez pas de
manière avant que je ne vous le dise, et je vous achète cinquante tab­
leaux par an... Ça va?

Douche, énigmatique, fuma sans répondre.

Lentement l'atelier se vida. Paul-Emile Glaise alla fermer la porte derrière le dernier visiteur. On entendit dans l'escalier un murmure admi-ratif qui s'éloignait. Puis, resté seul avec le peintre, le romancier mit joyeusement les mains dans ses poches.

— Eh bien! mon bonhomme, dit-il, crois-tu que nous les avons eus?
As-tu entendu le petit au col de îapin? Et la belle Polonaise? Et les
trois jolies jeunes filles qui répétaient : « Si neuf I Si neuf !» Ah 1 Pierre
Douche, je croyais la bêtise humaine insondable, mais ceci passe mes es­
pérances.

Il fut pris d'une crise de rire inextinguible. Le peintre fronça le sour­cil et, comme des hoquets convulsifs secouaient l'autre, dit brusquement :

— Imbécile 1

— Imbécile? cria le romancier furieux. Quand je viens de réussir la
plus belle charge que depuis Bixiou...

Le peintre parcourut des yeux avec orgueil les vingt portraits analy­tiques et dit avec la force que donne la certitude :

— Oui, Glaise, tu ES un imbécile. Il y a quelque chose dans cette
peinture...

Le romancier contempla son ami avec stupeur.

— Celle-là est forte! hurla-t-il. Douche, souviens-toi. Qui t'a suggéré
cette manière nouvelle?

Alors Pierre Douche prit un temps, et, tirant de sa pipe une énorme bouffée :

— As-tu jamais, dit-il, regardé un fleuve?

D'après A. Maurois, La naissance d'un maître

Questionnaire à partir du texte

1. Décrivez le tableau que faisait Pierre Douche au moment où Paul-Emile Glaise est entré dans son atelier. 2. Que reprochait Glaise à la manière de travailler de Pierre Douche ? 3. Quel conseil a donné Glaise à Pierre Douche pour réussir? 4. En quelle mesure ces conseils reflétai­ent-ils les goûts esthétiques de Glaise lui-même ? 5. Faites le portrait de Madame Kosnevska, ses goûts en peinture. 6. Son opinion, était-elle im­portante pour la carrière de Pierre Douche ? Pourquoi ? 7. Comment


Douche a-t-il réagi à l'appréciation que Madame Kosnevska a donnée à son art? Pourquoi a-t-il décidé de renoncera la peinture? 8. Selon vous les personnes du type de Madame Kosnevska, se rencontrent-elles sou­vent dans des milieux artistiques? Peuvent-elles influencer ou définir même le destin d'ua artiste ? 9. Quel plan Paul-Emile Glaise a-t-il inven­té pour lancer Pierre Douche? 10. Quelle était la première réaction du peintre à cette proposition? 11. Peut-on se représenter l'opinion que Glaise avait de la critique artistique et des goûts du public de cette époque? 12. Quelle était la réaction du public à l'exposition Douche? Reproduisez-la dans le détail. 13. Comment Douche répondait-il à toutes les questions qui lui étaient adressées? Pourquoi? 14. Donnez votre ap­préciation de la réaction du public artistique au succès de l'exposition des tableaux de Pierre Douche. 15. De quelles qualités de ces gens cela témoigne? 16. Racontez la dernière scène de la nouvelle, expliquez son sens. 17. Reproduisez le contenu de la nouvelle sous la forme: a) du récit de Madame Kosnevska à une personne de son milieu ; b) des souve­nirs de Paul-Emile Glaise ; c) des réflexions de Pierre Douche ; d) d'un dialogue entre deux visiteurs de l'exposition.

Commentez

1. Quel est le moyen, Pierre Douche, d'émerger de la foule des in­
connus et des ratés?

2. Le succès, fait par des badauds, ne va qu'à des faiseurs.

3. Au lieu de respecter les maîtres, les critiques encouragent les
barbares.

4. On peut faire un lancement de ceci.

5. ...crois-tu que'nous les avons eus?

6. ...je croyais la bêtise humaine insondable mais ceci passe mes es­
pérances.







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