Suffixation des verbes et des adverbes.


· Suffixation des verbes. La suffixation est moins typique verbes que des substantifs et des adjectifs.

Le suffixe –is-, qui est parmi les plus productifs, signifie le fait d'être ou de mettre dans l'état exprimé par la base formative : agoniser ß agonie, « être dans l'agonie » ; légaliser ß légal, « rendre légal » ; égaliser ß égal, « rendre égal ». Les formations avec ce suffixe sont en corrélation avec des substantifs ou des adjectifs.

Le fait de « mettre dans un état » est rendu aussi par les formation avec les suffixes -c-, -ifi-, par exemple : obscurcir ß obscur, «rendre obscur » ; durcir ß dur, « rendre dur » ; amplifier ß ample, « rendre ample » ; glorifier ß glorieux, « rendre glorieux ». Ces formations ; généralement en corrélation avec des adjectifs. Toutefois récemment a paru chosifier - « rendre semblable à une chose», dérivé d'un substantif.

Certaines formations avec le suffixe -c- peuvent exprimer la manifestation ou la communication de la qualité rendue par la base formative adjectivale : noircir, forcir (ce tableau a noirci ; le garçon a forci).

Le même sens avec une nuance diminutive est parfois rendu pari formations avec le suffixe -oy- : ondoyer, rougeoyer ; ces formations sont en corrélation avec des adjectifs ou des substantifs.

Certains suffixes verbaux ont une valeur appréciative. Les suffixes -ass-, aill-, -ot-, s'ajoutant à des verbes, communiquent à leurs dérivés une nuance défavorable : rêvasser ; écrivailler, rimailler, politicailler, vivoter.

Les suffixes -ot-, -ill-, -onn-, s'appliquant aussi aux verbes, communiquent un sens diminutif : toussoter, buvoter, trembloter, siffloter, sautiller, mordiller, chantonner.

· Suffixation des adverbes.La dérivation des adverbes s'effectue à l'aide de l'unique suffixe -ment.Ce suffixe provient du latin mente, l'ablatif de mens «esprit, façon de penser». Au cours de son déve­loppement historique la signification première de ce mot s'est effacée et il s'est converti en un suffixe ordinaire servant à former des adverbes ; dès lors on a pu l'accoler à toutes sortes de bases formatives.

Dans le français moderne les adverbes avec ce suffixe sont en cor­rélation avec des adjectifs dont ils sont formés : lentement ß lente, heureusement ß heureuse, mollement ß molle, rapidement ß rapide, modestement ß modeste, prudemment ß prudent.

Les formations avec ce suffixe peuvent exprimer : la manière(par exemple, tous les adverbes cités ci-dessus) ; le degré d'intensité de la manifestation d'un phénomène: complètement, entièrement, extrêmement, suffisamment ; un rapport de temps, par exemple : prochainement ; l'attitude du sujet parlant envers la réalité: probablement, certainement, évidemment.

5. Formation des mots par préfixes. Généralités. Les préfixes se rapprochent à bien des égards des suffixes. Tout comme ces derniers les préfixes sont caractérisés par un sens plus général que celui de bases formatives, ce qui leur permet de fonctionner en qualité d'éléments constants d'un modèle de formation (cf. en- (em-) + base formative verbale en-traîn(er), en-lev(er), em-port(er), s 'en-vol(er). À l'encontre des bases formatives les préfixes et les suffixes ne servent jamais de base de formation. Les combinaisons « base formative + suffixe » et « préfixe + base formative » sont normales, alors que la combinaison « préfixe + suffixe » est impossible. Ce dernier indice est décisif dans la distinction d’un affixe et une base formative.

À côté de ces traits communs les préfixes et les suffixes possèdent des particularités différentielles. A la différence des suffixes le préfixe conserve le plus souvent une certaine autonomie sémantique par rapport à la base formative dont il ne fera que modifier le sens : superfin signifie « très fin » ; transporter, c'est toujours porter, mais d'un lieu dans un autre ; délasser n'est que le contraire de lasser (cf. toutefois avec les suf­fixes diminutifs : maisonnette ß maison). Enfin, le suffixe a un pouvoir classificateur dont le préfixe est généralement dépourvu. Si le suffixe fait le plus souvent passer le mot qu'il forme dans une partie du discours autre que celle à laquelle appartenait le mot générateur (orientation ß orienter, robustesse ß robuste), le préfixe sert largement à créer des mots nouveaux dans le cadre de la même partie du discours (réintroduire ß introduire ; irresponsable < ß responsable).

Parmi les formations préfixales la première place revient aux ver­bes.

5a). Préfixation des verbes. Parmi les préfixes verbaux les plus productifs il faut nommer dé-, dés- et r(e)- (de formation dite populaire) et la variante ré- (de formation dite savante).

· Les dérivés avec le préfixe dé (dés-) expriment : a) un sens opposé à celui qui est rendu par le verbe primitif : déboucher ß boucher, désintéresser ß intéresser, désunir ß unir ; b) la privation de ce qui est exprimé par la base formative: dégoûter ß goût, détrôner ß trône, dépeupler ß peuple, désavantager ß avantage. Ce préfixe paraît être particulièrement productif en français contemporain ; sont de création récente dédramatiser, dénationaliser, dépolitiser, décomplexer, démoustiquer, déshumaniser démythifier, désacraliser, désenneiger, déparasiter, désindustrialiser, déstabiliser etbeaucoup d'autres.

· Le plus souvent le préfixe re-, ré-ajoute à la base formative verbale un sens itératif, il marque la répétition de l'action exprimée par la base : revoir, réintroduire, rouvrir, réapprendre ; récentes sont les créations reciviliser, repolitiser, réaménager.

Il y a des cas où dans le français moderne re-ne rend plus l'idée de répétition : repasser (une robe), remercier (a. fr. « mercier »), reconnaître qqn, ressembler à qqn. Ces verbes ne peuvent plus être considérés comme des formations préfixales, mais comme des mots simples.

D'autres cas se présentent où des verbes contenant r(e)-sont les synonymes des verbes sans r(e)-: reluire = luire, rapprocher - approcher, remplir = emplir. Ces verbes sont aussi des verbes simples dans le français moderne.

· Les dérivés avec le préfixe en- (em-)peuvent avoir des sens divers. Ils peuvent exprimer : a) mettre dans l'état marqué par la base formative : enrhumer ß rhume-, enfiévrer ß fièvre- ; b) communiquer ou manifester la qualité rendue par la base formative : embellir ß belle-, empourprer ß pourpre ; c) certains dérivés avec ce préfixe signifient « soumettre à l'action de ce qui est marqué par la base formative » : ensoleiller — « remplir de la lumière du soleil » ; d) ils veulent dire parfois insérer ou mettre dans ce qui est exprimé par la base formative : encadrer ß cadre, encaisser ß caisse. Quoique différents, ces significations du préfixe en-, (em-)se rattachent les uns aux autres et nous sommes en présence de sa polysémie. Les dérivés avec ce préfixe sont en corrélation avec des substantifs ou des adjectifs.

· Il en est autrement pour le préfixe en- (em-)homonyme dont le sens est totalement différent et dont les dérivés représentent un autre modèle de formation. Ce préfixe en- (em-)homonyme s'applique à des verbes et exprime un rapport spatial de l'éloignement : enlever ß lever, (s’)envoler ß voler, emmener ß mener, emporter ß porter.

· Les dérivés avec le préfixe a- peuvent avoir les sens suivants : a) mettre ou demeurer dans un état : appauvrir ß pauvre, affoler ß folle-, attrister ß triste, affricher ß friche ; b) communiquer une qualité : arrondir ß ronde, adoucir ßdouce. Ces dérivés sont en corrélation avec des adjectifs et des substantifs.

· Le préfixe a- homonyme forme des dérivés exprimant un rapport spatial du rapprochement, et se trouvant en corrélation avec des verbes : apporter ß porter, accourir ß courir.

· Le préfixe é- confère aux dérivés un sens privatif : écrémer ß crème, édenter ß dent, effeuiller ß feuille.

· Les dérivés avec le préfixe me- (mes-)expriment un sens contraire à celui qui est rendu par le verbe primitif : méfier (se), messeoir (« cela messied à votre âge »), mésestimer, méconnaître, ce même préfixe ajoute souvent aux dérivés qu'il forme une nuance péjorative : méfaire, méjuger, médire, mépriser (cf. priser).

· L'opposition est aussi exprimée par certains dérivés avec le préfixe contre-: contredire, contre-braquer, contre-indiquer.

· Les dérivés avec les préfixes trans-, ex-, in- (im-), sou-expriment des rapports spatiaux: transporter, transplanter ; exporter, exhumer ; infuser, inhumer, importer, immigrer ; soutenir.

· Les dérivés avec le préfixe entr(e)-expriment l'accomplissement incomplet d'une action : entrouvrir, entrevoir, entrebâiller. Certains verbes pronominaux avec un -entr(e)homonyme peuvent encore exprimer l'idée de réciprocité : s'entraider, s'entrechoquer, s'entre­déchirer, s'entre-détruire.

· Par-confère le sens de «jusqu'au bout » aux dérivés qu'il forme : parachever, parvenir, parfaire.

· Co- rend l'idée de simultanéité et de concomitance: coexister, cohabiter, cohériter, coopérer.

· Pré- marque l'antériorité : prédire, prévoir, prédisposer, préjuger.

Les verbes préfixés sont généralement tirés de verbes, plus rarement de substantifs et d'adjectifs.

6. Préfixation des substantifs.Les formations préfixales sont beaucoup plus rares parmi les substantifs que les formations suffixales.

· Les préfixes des substantifs les plus répandus sont ceux qui communiquent aux dérivés un sens opposé à celui du mot primitif : dé- (dés), dis-, in- (im-, ir-, il-), mes- : désordre ß ordre, désespoir ß espoir, disproportion ß proportion, inconfort ß confort, inculture ß inculture, incroyance ß croyance, impuissance ß puissance, irrévérence ß révérence, illégalité ß légalité, irrespect ß respect, mésintelligence ß intelligence.

Les autres préfixes de ce groupe sont : anti-qui signifie « dirigé contre » et non-qui confère aux dérivés un sens négatif antifascisme, anti-impérialisme, anticolonialisme, antivirus ; non-ingérence, non-participation, non-spécialiste.

· Le préfixe re-, ré-participe tout autant à la formation des substantifs que des verbes et rend l’idée de répétition. Parmi les créations récentes nommons: réapprentissage, réexamen, reculturation, et aussi des formations sporadiques telles que recontrôle, redésordre.

· Parmi les préfixes productifs viennent aussi se ranger co-qui rend l'idée de concomitance et de simultanéité : coexistence, coproduction ; auto-qui signifie « lui-même, par lui-même » : autodéfense, autoguidage, auto-intoxication ; rétro -correspondant à « en arrière » : rétrovision, rétroviseur, rétroactivité ; mono-« un seul » : monobloc, monorail ; bi-« deux, deux fois » : biréacteur ; tri- « trois, trois fois » : triporteur, triplan ; quadri« quatre, quatre fois » : quadriréacteur, quadrimoteur ; poly— « plusieurs, nombreux » : polygraphe, polycopie, polyculture.

· Les préfixes d'intensité super-, sur-, hyper-, ul méga(lo)-dont l'activité créatrice s'est sensiblement accrue dans le français d'aujourd'hui ; ces préfixes forment surtout des termes de publicité : superproduction, supermagasin, surcocktail, hypermarché ; des termes politiques, techniques et scientifiques : surexploitation, surpeuplement hyperfréquence, hypertension ; ultrapression, ultramicroscope ; mégafête, méga-entreprise, méga-institution.

· Le préfixe mini-conférant les sens « très court(dans le temps ou l'espace) », « très petit », et aussi « de très faible importance » : mini-appartement, mini-disque, mini-magnétophone, mini-budget, mini-grippe. Son synonyme micro-semble prendre aussi de l’arnpleur : microclimat, micro-copie, micro-jupe, micro-métro.

Des exemples cités il ressort que les substantifs dérivés à l'aide de affixes sont en corrélation avec des substantifs dont ils sont généralement formés.

7a). Préfixation des adjectifs.Les formations préfixales parmi les adjectifs ne sont guère non plus très nombreuses.

Un certain parallélisme entre la préfixation des adjectifs et des substantifs est à signaler, fait qui s'explique dans une large mesure par la parenté génétique de ces deux parties du discours. En effet, les adjectifs et les substantifs ont en commun la majorité des préfixes quoique leur productivité n'y soit pas toujours égale.

· Tout comme pour les substantifs les préfixes des adjectifs les plus répandus et productifs sont ceux qui communiquent aux dérivés un sens opposé à celui du mot primitif : in- (et ses variantes), anti-, non-, a-,: inexpressif, inabordable, indiscutable, impatient, immatériel, irréparable, illisible ; antiraciste, antidémocratique, antitank, antichar ; non-directif, non-engagé ; apolitique, amoral.

· Les préfixes d'intensité, dont surtout archi-, sur-, extra-, hyper-, super-sont aussi fort productifs dans la formation des adjectifs : archi-plein, archifaux, archiconnu ; surexcité, surchargé ; extra-fin, extra-sen­sible ; hyperstatique, hypercorrect, hypernerveux ; superfin, superléger.

Les autres préfixes beaucoup moins productifs sont : pro- « favorable à » : proallié, proaméricain ; auto-: autoguidé, autopropulsé, autogéré, autocentré, autocollant ; anti-: anti-américain, anti-idéologique. La majorité des adjectifs préfixés est formée d'adjectifs ; toutefois des cas se présentent où les préfixes forment des adjectifs à partir de substantifs : antichar ß char, antibrouillard ß brouillard, antibruit ß bruit.

7b). La dérivation parasynthétique. La dérivation régressive.

· Par la dérivation parasynthétique on comprend la formation de mots nouveaux par l'adjonction simultanée d'un suffixe et d'un préfixe : appontement ß pont — «пристань на сваях», empiècement ß pièce — «вставка на платье», souterrain ß terre, encolure ß col, encorné ß corne. Ce procédé paraît être productif dans la formation des adjectifs tels que : biailé, triatomique, extra-cellulaire, transcontinental, polycylindrique, transsonique, monoparental, pluridisciplinaire, multiculturel, antidépresseur ß dépression qui sont en corrélation avec des substantifs puisqu'ils se laissent analyser comme « qui a deux ailes », « formé de trois atomes », « qui traverse le continent », « contenant plusieurs cylindres » et non pas comme « de fois ailé », « trois fois atomique », etc.

· La dérivation régressive appelée aussi « dérivation sans suffixe » ou « dérivation avec le suffixe zéro », consiste en la formation de mots par le retranchement de certains suffixes. Ainsi on a formé démocrate, aristocrate, autonome de démocratie, aristocratie, autonomie en rejetant le suffixe -ie. Ceci est vrai dans la perspective diachronique, alors que l'analyse synchronique peut offrir un tableau différent. En effet, certains mots qui sont historiquement créés par dérivation régressive seront interprétés dans la synchronie comme des bases de formation suffixales. Tel est le cas de autonome qui a été réellement créé de autonomie. L'approche synchronique qui fait abstraction de l’étymologie, nous autorise à voir dans autonomie — « caractère de ce qui est autonome » dérivé de autonome puisqu'il est motivé par ce dernier conformément un modèle de formation suffixale typique (ci. folie ß fou (fol), jalousie ß jaloux). Quant à aristocrate et démocrate leur interprétation dans la synchronie coïncidera avec leur création réelle du fait que ce sont précisément ces formations qui sont motivées par aristocratie et démocratie, et non inversement (ainsi un démocrate est un partisan de la démocratie) Ceci correspond aux rapports dérivationnels typiques dans le système actuel de formation : dans une opposition formative le substantif désignant l'homme d'après quelque caractéristique est nettement conçu comme une formation dérivée (cf. chirurgienß chirurgie, dentiste ß dent, hôtelier ß hôtel, et aussi les formations récentes propédeute de propédeutique, psycholinguiste de psycholinguistique.

Un autre type de la dérivation régressive est représenté par les substantifs tirés de verbes et coïncidant avec les radicaux de ces derniers. Dans ce cas l’élément verbal –erdoit être envisagé comme suffixe et non comme flexion verbale: cri ß crier, vol ß voler, appel ß appeler, appuyer ß appui adresseß adresser, élanß s’élancer, regard ß regarder, souciß soucier etc.

 

8. Dérivation impropre (ou conversion). La dérivation impropre se définit comme « le procédé par lequel on tire d'un mot existant un autre mot en lui attribuant simplement une fonction nouvelle ».

La conversion est d’une richesse considérable dans le français d’aujourd’hui en tant que langue essentiellement analytique où les indices grammaticaux sont peu prononcés. La conversion est d’une grande productivité dans la formation des nominaux (substantifs et adjectifs).

Substantivation.

8.1.1.L’adjectifdevient facilement substantif ce qui s’explique par sa nature nominale : la Marseillaise, le beau, le sublime, le vrai,
le curieux
(d’une affaire), un sourd, un muet, un documentaire le calme, le rouge à lèvres (« se mettre du rouge ») ; le blanc des yeux, un jaune d'œuf, un collectif, un marginal, une hivernale - « course en hiver en haute montagne », un inconditionnel - « qui est un partisan sans réserve de... », l'hexa­gonal - « le français » etc.

8.1.2.Les participes (présent et passé) substantivés sont d’un large emploi dans le français d’aujourd’hui : un étudiant, un débutant, un militant, un participant, un manifestant, un représentant, un sympathisant, un collant, un déodorant, un enseignant, un tranquilli­sant ; le passé, un fait, un vaincu, un blessé, un détenu, un blindé, un mobilisé, une étendue, une mariée, une fiancée, un résumé, une tranchée, un permis, un reçu, etc.

8.1.3. La substantivation des infinitifsqui était très fréquente dans l’ancien français, est d’un emploi exclusivement rare dans le français d’aujourd’hui : le dîner, le souper, le goûter, le déjeuner, le pouvoir, le devoir, le vouloir, les vivres, le savoir, le coucher du soleil, le souper, un être, le parler (local) etc.

8.1.4.On rencontre des adverbes substantivés : le trop (de confiance), le peu (de connaissance) le bien, le mal.Les mots-outils substantivés sont fréquents en français : les pourquoi, un oui, un non, des car, des si, le pour et le contre, prendre le dessus, je ne veux pas de vos mais, « avec un si, on mettrait Paris dans une bouteille » (proverbe).

L’adjectivation

8.2.1.Les adjectifs tirés d’un substantif en apposition à un autre substantif sont actuellement d’un emploi extrêmement large. Comparez : une robe citron (cerise, lilas, chocolat, gris perle, prune, rouge brique, saumon, taupe, jonquille, grenat), un ruban rose, un chapeau paille, parti frère, république sœur, problème chef, des souliers sport, des bas nylon, une littérature adulte, des sujets bateaux; etc.

Les noms apposés devenus adjectifs restent habituellement
invariables ( pourtant une voix amie).

8.2.2.Les participes (présents et passés) deviennent facilement adjectifs : amusant, assourdissant, éblouissant, éclatant, poignant, palpitant, puissant, perdu, charmant, obéissant, suppliant, gratifiant, traumatisant ; fini, résolu, oublié, gâté, dissipé, blessé, effilés atomisé, habité etc.

8.2.3.Les adverbes peuvent devenir adjectifs : étage au-dessus, chambre à côté, la marche avant (arrière).

8.3. L’adverbialisation. De nos jours nombre d’adjectifsemployés adverbialement sont devenus de véritables adverbes. Ce sont tout d’abord les adjectifs de couleur : se fâcher tout rouge, voir rouge ; voir noir, rêver noir, regarder noir ; rire jaune, rêver rose.

Une quantité d’adjectifs qualificatifs sont devenus aussi de véritables adverbes. Ce sont les adjectifs monosyllabiques tels que (parler) haut, (parler) bas, (servir) chaud, (manger) froid, double, (voir) clair, (couper) court, (travailler)ferme, (parler) faux, (crier) fort, franc, (peser) juste, dru, (coûter) cher, (refuser) net, menu, (dire qch) sec. Leurs liens sémantiques s’élargissent de jour en jour.

Les adverbes peuvent aussi être tirés de prépositions : n 'avoir rien contre ; courir après ; travailler avec.

8.4.Les interjectionspeuvent être obtenues de substantifs : dame ! peste !, diable!; de formes verbales à l'impératif et au subjonctif: tiens!, va ! allons !, soit !

8.5.Les mots-outils peuvent être tirés des diverses parties du discours. Ainsi les substantifs pas, goutte, point sont devenus des négations. Les participes présentsdurant, pendant, concernant, touchant ont formé des prépositions, de même que les participes passés excepté, hormis.

Nombre de substantifs font partie des locutions prépositionnelles et conjonctionnelles : à cause de, faute de, histoire de, de peur que (de), de crainte que (de), grâce à.

Ainsi la conversion, ou la formation morpho-syntaxique des mots est un procédé intermédiaire entre la dérivation affixale (procédé morphologique) et la composition (procédé syntaxique).

Souvent les mots passaient d'une catégorie dans une autre à la suite d'une ellipse: un groupe de mots se réduisait à la suite de l'omission d'un des mots formant ce groupe ; le mot qui survivait absorbait le sens du mot disparu : fontana (adj.) aqua - « eau de source » à fontana à fontaine ; exclusa (adj.) aqua - « eau d'écluse » à exclusa àécluse ; forestis (adj.) sylva - « forêt non entourée de murs » à forestis à forêt ; tempus hibernum (adj.) - « période tempétueuse de l'hiver » à hibernumà hiver.

Il y a eu des participes passés qui ont fourni des substantifs, comme par exemple, debitam (de debere - « devoir ») à dette ; tortum (de torquere - « tordre ») à tort ; fonditam (de defundere - « noyer, fondre ») à fonte ; defensam (de defendere - « parer ») àdéfense.

Certains adverbes du latin classique deviennent des prépositions déjà dans le latin populaire, par exemple : sub - « dessous » à sous ; foris - « dehors » à hors.

Le passage d'un mot d'une partie du discours dans une autre à la suite d'une ellipse est aussi bien fréquent de nos jours une [ville] capitale, une [voiture] automobile, un [avion] supersonique.

9. Composition.Ce procédé de formation, quoique moins productif que la dérivation affixale, occupe une place importante dans le système formatif du français d'aujourd'hui.

La composition française est un phénomène linguistique délicat et complexe.

Le composé français présente un tout unique au point de vue du sens, de la phonétique et de la grammaire. C’est un seul groupe rythmique, un seul terme de la proposition, un tout sémantique : arc-en-ciel (m). La majeure partie des composés français est créée par la lexicalisation des groupements syntaxiques. Seuls les composés savants sont formés à l’aide de l’adjonction de deux ou de plusieurs radicaux : agrochimie, électrochimie, radiotéléscopie, télécobalthérapie.

Leur orthographe est très variée. On trouve un nombre assez restreint de composés s’écrivant en un seul mot : bonhomme, lexicologie. La plupart des composés français s’écrivent avec un trait d’union : beau-père (m), belle-mère (f), chauve-souris (f), cache-nez (m), tourne-disques (m), brise-glace (m), oiseau-mouche (m), bateau-phare (m).

La classification morphologique des mots composés qui permet de les classer selon la partie du discours à laquelle ces composés se rapportent paraît la meilleure.

9.1.On peut classer tous les substantifs composés en plusieurs groupes suivant la nature des groupements syntaxiques lexicalisés :

9.1.1.Les composés par apposition. L’un des substantifs devient le qualificatif de l’autre et forme avec celui-ci, une unité lexicale indissoluble : chien-loup (m), café-concert (m), oiseau-mouche (m).

9.1.2.Nombre de composés sont formés à la suite de la lexicalisation des groupements «adjectif + substantif» ou «substantif + adjectif». C’est un procédé très ancien : bonhomme, belle-mère, plafond, sang- froid, coffre fort, eau forte, peaux-rouges.

Un groupe à part est formé par les adjectifs substantivés suivis d’un complément : haut de forme [un chapeau], belle de nuit [une fleur].

9.1.3.Les composés tirés du groupement «substantif + de + substantif»: eau-de-vie (f), gendarme (m), chef d’œuvre (f).

9.1.4.Les composés formés d’un adverbeou d’une préposition(qui se fait clairement sentir) et d’un substantif: arrière-pensée (f), avant-scène (m), sans-travail (m), sous-marin (m), sous-directeur (m).

9.1.5.Lescomposés tirés du groupement composé à terme verbal : gratte ciel (m), brise-glace (m), essuie-glace (m), tourne-disques (m), vide-ordures (m), vides-poches (m), laissez-passer (m);

9.1.6.Les composés formés par l’adjonction de deux ou de plusieurs radicaux de formation savante : magnétophone, télescope, radioactivité, aérogare, hydravion etc.

9.2. On peut classer tous les adjectifs composés en quatre groupes essentiels :

9.2.1.Les adjectifs composés à la structure adjectif + adjectif de formation populaire : sourd-muet, aigre-doux, douce-amère.

9.2.2.Les adjectifs composés à la structure adjectif + participe: clairvoyant, nouveau-né, dernier-né, mort-né, clairsemé.

9.2.3.Les adjectifs composés à la structure adverbe + adjectif ou participe : bienheureux, malheureux, malpropre, malveillant, bien-veillant, maussade, bien-aimé, bienséant.

9.2.4.Les adjectifs composés à la structure adjectif + adjectif de formation savante se rapportant habituellement à la terminologie politique ou technique. Le premier adjectif se termine souvent par o : franco-prussien, anglo-américain, socioculturel, radioactif, ouest allemand, nord-américain, socialiste-radical etc.

9.3.La composition n’est pas propre aux verbes français. Les créations telles que saupoudrer, colporter, maintenir, manœuvrer, culbuter, qui comportent un substantif et un verbe sont des modèles morts. Actuellement on ne voit pas de créations nouvelles.

9.4.Parmi les adverbes composés on distingue :

9.4.1.Les adverbes composés à structure adverbe + adverbe: là-dedans, ci-dessus, ci-dessous.

9.4.2.Les adverbes composés à structure adjectif + substantif: toujours [tous les jours], longtemps, autrefois, toutefois.

9.4.3.Des participes présents devenus adverbes qui comportent
un pronom ou un substantif préposé : cependant [cela pendant], maintenant [en tenant avec la main].

9.4.4.On trouve des adverbes composés créés par la répétition du même substantif : vis-à-vis, nez à nez, tête à tête.

Tels sont les principaux modèles des mots composés. La plupart d’entre eux remontent historiquement à une construction syntaxique, pourtant dans le français moderne rien ne révèle plus cette construction syntaxique devenue un archaïsme. Il est notoire qu'un grand nombre de ces formations n'ont jamais été conçues comme étant des constructions syntaxiques, étant créées spontanément sur les modèles existants : brise-glace, gratte-ciel, chasse-neige. Dans le français moderne tous ces types de composés peuvent être considérés comme étant directement formés par la simple adjonction de bases formatives différentes.

9.5.Notons un moyen particulier de composition de mots appelé télescopage.Par ce procédé on forme des mots issus de la fusion de deux mots exprimant des notions contiguës. Ainsi, sur le modèle de motel à mo[tor (car)] + [hôt]el - formation anglo-américaine - on a créé en français aquatel - « hôtel flottant qui se déplace sur l'eau » de aqua [tique] et [hô]tel. Citons, entre autres, cybernation de cybern[étique] et [automa]tion, télésiège de télé[férique] et siège, altiport - « petit aérodrome qui dessert une station de montagne » de alti[tude] et port, diathèque de dia[positive] et -thèque,eurovision de euro[péen] et [télé]vision, franglais de fran[çais] et [an]glais, pantacourt de panta[lon] et court, restauroute de restau [rant] et route, universiade — « compéti­tion sportive internationale entre équipes universitaires » de universi[té] et [olympi]ade, vertiport de verti[cal] et [air-]port - « terrain destiné à l'atterrissage et au décollage des hélicoptères et des avions à décollage court », nuisette de nuit et [chemi]sette.

Ce procédé économique et baroque à la fois est utilisé, d'une part, dans la publicité et dans certaines terminologies, et de l'autre, dans le langage parlé familier où il sert à fabriquer des mots plaisants comme applaudimètre de applaudi [ssements] et -mètre, copocléphile de co [lleclionneur], de po[rte]-clé et -phile, gastronomade de gastro[nome] et nomade. Ces formations sont très en vogue à l'heure actuelle.

10.1. Abréviation.Le français parlé qui de tout temps a répugné aux mots trop longs continue à les abréger, surtout lorsque l'aspect en révèle l'origine savante. Cette tendance à l'abréviation s'est considérablement accrue depuis la fin du XIXe siècle. Elle est très productive dans le français d’aujourd’hui, surtout dans la terminologie technique et politique, dans divers jargons professionnels. On distingue deux types d’abréviation : l’abréviation par coupure des mots (les troncatures) et par juxtaposition des lettres initiales d’un groupement de mots (les sigles).

Le premier type d’abrégés, l’abréviation par coupure des mots, est très répandu parmi les substantifs composés. On coupe habituellement la fin
du mot, sa partie initiale étant plus significative. Ce procédé s’appelle
l’abréviation par apocope. Le coupé se termine habituellement par o,
parfois par a ou e : métro[politain], sana[torium], huma[nité], ciné [ma] tographe], amphi[théâtre], auto[mobile], cyclo[moteur], baro [mètre], dactylo[graphe], kilo[gramme], loco[motive], micro[phone], phono [graphe], photo[graphie], polio[myélite], stéréo[phonique], télé[vision], télé [viseur], taxi[mètre], vidéo [phonie] Moins répandues sont les coupures de groupements de mots : boul’Mich [boulevard Saint-Michel], vel d’hiv [vélodrome d’hiver].

Parfois on remplace ces syllabes retranchées par un -o final qui reprà sente un pseudo-suffixe populaire : anarcho ß anarchiste, apéro ß apéritif, camaro ß camarade, convalo < convalescent, mécano ß mécanicien métallo ß métallurgiste, Montparno ß Montparnasse, pharmaco ß pharmacien, populo ß populaire, prolo ß prolétaire, proprio ß propriétaire

Parfois des mots simples ou les dérivés sont sujets à la coupure, en premier lieu dans les jargons professionnels : l’argot scolaire : prof[esseur], compo [composition], fac[ulté], bac[calauréat], récré[ation], le jargon technique : accu[mulateur], carburo[ateur] ; l’argot des casernes : gêné[ral], fortif[ication], convalo[escent], distrib[ution] ,perm[ission], colon[el] ; la vie sociale, économique, politique, culturelle, quotidienne : édito[rial], collabo[rationniste], deb[utante], imper[méàble], labo[ratoire], lino[léum], pub[licite], manif[estation], para[chutiste], philo[sophie], réac[tionnaire], frigo[rifique], hebdo[madaire], provo[cateur, -cation], rétro[grade], expo[sition] et même Saint-Ex[upéry]

Les aphérèses (abréviations par coupure de la première partie du mot) sont rares : [ca]pitaine, [auto]bus, [pe]tite, [garde muni]cipal, [Amé]ricain. Signalons aussii chandail formé de marchand d'ail.

Un autre type d'abrégés, les sigles, consiste en la juxtaposition
des lettres initiales des composants d'un groupement de mots. Ils se divisent aussi en deux groupes: alphabétismes qui se prononcent habituellement avec leur valeur alphabétique: C. G. T. [la Confédération générale du Travail], M. R. P. [le Mouvement républicain populaire], S. N. C. F. [la Société nationale des chemins de fer], D.S.A [Défense contre avions], TGV [Train à grande vitesse], GR [sentier de) Grande randonnée], RER [Réseau Express Régional], RTF [Radiodiffusion-télévision française], P.N.B. [Produit national brut], BD [Bande dessinée], HLM [Habitation à loyer modéré], PDG [Président-directeur général], S.F. [Science-fiction], ORL [Oto-rhino-laryngologue], et acronymes qui se lisent comme de vrais mots : O. N. U. [l'organisation des Nations Unies], I.G.A.M. [Inspecteur général en mission extraordinaire], Z.U.P. [Zone à urbaniser en priorité], C.A.P.E.S. [Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire], D.E.U.G. [Diplôme d’études universitaires générales] qui sanctionne le premier cycle de l'enseignement supérieur en France ; OVNI [Objet volant non identifié], Bénélux [Belgique, Néerlande (pays-Bas), Luxembourg»], TOM [Territoires d'Outre-Mer ], DOM [Départements d'Outre-Mer]. La classification des abréviation peut être représentée de la façon suivante :

 

 

Abréviations


Troncatures Sigles

       
   


apocopes aphérèses alphabétismes acronymes

 

La vitalité de certaines de ces formations se manifeste par le fait qu'elles servent de base à de nouvelles créations, par exemple : cégétiste - « mem­bre de la C.G.T. », onusien - « membre de l'O.N.U. », zupéen, -ne - « habitant d'une ZUP», capésien - étudiant, professeur titulaire du C.A.P.E.S.

10.2. Redoublement et la déformation des mots. Tout comme l'abréviation le redoublement et la déformation mènent avant tout à l’apparition de variantes de mots déjà existants et non point à la création nouvelles unités lexicales. Les unités formées par redoublement (l’élément redoublé peut être une syllabe et même un son) reçoivent généralement des nuances mélioratives et familières. Tels sont, entre autres fifils pour « fils, pépère ou pépé pour « grand-père », mémère ou même - « grand-mère », tata, tati(e) - « tante », tonton — « oncle », nounou - « nourrice : pour « fille » on dira fifille qui peut pourtant prendre aussi une nuance ironique (la fifille à papa).

Le redoublement est typique des prénoms : Mimile, Juju, Titine pour Emile, Julie, Augustine.

La déformation s'effectue par des procédés divers dont la pseudo-suffixation argotique, le verlan, l'argonji. Elle peut être illustrée par boutanche - «bouteille» , fastoche - « facile », dodo - « clochard », valdingue - « valise », cuistance - « cuisine ». Dans tout ces cas il y a effectivement variantes du fait que les modifications de l'unité n'affectent pas la notion qui est le noyau de la signification, mais portent uniquement sur les valeurs connotatives. Toutefois si la modification d'un mot s'accompagne d'un changement plus radical, précisément de la notion ou de la classe grammaticale, on devra constater l'apparition d'un mot nouveau. Ainsi pour roudoudou désignant une sorte de confiserie l'influence de doux qui était à l'origine de sa formation n'est plus sentie ; burlain n'est pas un bureau, mais un employé de bureau, relou qui est une déformation de lourd a prisle sens de « ennuyeux » (cf. rem, qui étant formé par le même procédé de mère, en est une variante).

10.3. Onomatopée. Par l'onomatopée qui signifie proprement « formation de mots », on appelle à présent la création de mots qui par leur aspect phonique sont des imitations plus ou moins proches, toujours conventionnelles, des cris d'animaux ou des bruits différents, par exemple : cricri, crincrin, coucou, miaou, coquerico, ronron, glouglou, froufrou.

Ce procédé de formation offre une particularité par le fait qu'il s'appuie sur une motivation naturelle ou phonique qui s'oppose à la motivation intralinguistique caractéristique de tous les autres procédés de formation.

L'onomatopée est d'une productivité restreinte, ce qui s'explique en particulier par le caractère relativement réduit des sons perceptibles par l'oreille humaine. Signalons pourtant les créations récentes : bang [bãg] — « bruit produit par un avion supersonique », glop [glop] — « bruit ressemblant à un cœur qui bat », yé-yé — formé par imitation du refrain d'une chanson américaine (de «yeah... yeah », altération de yes), blabla(bla) employé familièrement pour « bavardage, verbiage sans intérêt », boum — « bruit sonore de ce qui tombe ou explose, baraboum ! imitant un bruit de chute, bim ! et bing ! qui évoquent un coup.

 

III. QUESTIONS D’AUTOCONTRÔLE :

 

1. a) Quelles sont les causes de la formation des mots nouveaux ?

b)Par quoi s'explique l’intensité particulière de la formation des mots

nouveaux de nos jours ?

c)Sur quelle base repose la créativité lexicale ?

d)Quels procédés morphologiques de formation des mots pouvez-vous

nommer ?

e) Quels procédés phonético-morphologiques de formation des mots

pouvez-vous nommer ?

f)Quels procédés phonétiques de formation des mots pouvez-vous

nommer ?

 

2. a) Quelles parties du discours sont surtout sujettes à la suffixation ?

b) Nommez deux groupes de suffixes des noms abstraits.

c) Quels sont les suffixes des noms d’action les plus productifs ? Quelle

en est la base formative ?

d) Quelles acceptions sont propres aux dérivés abstraits avec les suffixes

-tion, -age et -ment ?

e)Nommez d'autres suffixes moins productifs formant les noms

d’action ?

f) Quels sont les suffixes des noms de qualité les plus productifs ?

Quelle en est la base formative ?

g) Nommez deux groupes de suffixes des noms concrets.

h)Quels sont les suffixes des noms de personne les plus productifs ?

Nommez-en les acceptions différentes.

i) Quels sont les suffixes des noms d’objets inanimés les plus

productifs ? Nommez-en les acceptions différentes.

k) Quels deux types de suffixes nominaux appréciatifs distingue-t-on ?

Nommez les plus productifs de chacun d’eux.

 

3. a) Dans quel domaine lexical la suffixation adjectivale est surtout

productive et féconde ?

b)Quels sont les suffixes adjectivaux les plus productifs et quelle en est

la base formative ?

 

4. a) Quels sont les suffixes verbaux les plus productifs et quelle en est la

base formative ?

b)Nommez les suffixes verbaux appréciatifs les plus répandus ? Quelles en sont les acceptions concrètes et la base formative ?

c)Quelles sont les acceptions concrètes et la base formative des adverbes

dérivés à l’aide du suffixe -ment ?

5. a) Qu’est-ce qui la préfixation la suffixation ?

b) En quoi la préfixation se diffère-t-elle de la suffixation ?

c) Quels sont les préfixes verbaux les plus productifs et quelles

acceptions ont-ils ?

 

6. a) Quels sont les préfixes substantivaux les plus productifs et quelles

acceptions ont-ils ?

 

7. a) Nommez les préfixes adjectivaux les plus répandus et productifs et

déterminez-en les acceptions principales.

b) Qu’est-ce que c’est que la dérivation parasynthétique ? Citez-en les

exemples.

c) Qu’est-ce que c’est que la dérivation régressive ? Citez-en les

exemples.

d)Qu’est-ce qui rend à croire que c’est aristocrate qui est motivé par

aristocratie et non inversement ?

e)Pourquoi il faut envisager comme dérivation régressive les cas de vol

ß voler, appui ß appuyer ?

 

8. a)Pourquoi appelle-t-on la conversion de dérivation morpho-

syntaxique ?

b) Quelles parties du discours sont à la base de la formation des

substantifs par la voie de conversion ? Citez-en les exemples pour

chacune.

c) Quelles parties du discours sont à la base de la formation des adjectifs

par la voie de conversion ? Citez-en les exemples pour chacune.

d) Quelles parties du discours sont à la base de la formation des adverbes

par la voie de conversion ? Citez-en les exemples pour chacune.

e) Citez les exemples du passage des mots autonomes aux mots outils

par la voie de conversion.

 

9. a) A quoi remonte la majorité des composés français ?

b) Quel type de composés est formé à l’aide de l’adjonction de deux ou

de plusieurs radicaux ?

c) Faites la typologie des substantifs composés français. Citez les

exemples pour chaque type.

d) Quels types d’adjectifs composés distingue-t-on en français ?

e) Faites la typologie des adverbes composés français. Citez les

exemples pour chaque type.

f)Qu’est-ce que c’est que le télescopage ? Quelle en est la particularité ?

 

10. a)Quelles sont les causes extra- et intralinguistiques de l’abréviation

comme moyen de formation des mots nouveaux ?

b) Quels deux types d’abréviation distingue-t-on en français ?

c) Caractérisez chacun des types de troncatures en français ?

d)Quelle différence de principe y a-t-il entre les alphabétismes et les

acronymes ?

e)Citez les exemples du redoublement comme moyen de formation de

mots.

f)Citez les exemples de la déformation du mot comme moyen de formation de mots nouveaux.

 

 

IV. OUVRAGES A CONSULTER :

 

1. Лопатникова Н.Н., Лексикология современного французского

языка (на франц. языке). – 5-е изд., испр. и доп. – М.: Высшая

школа, 2006. – С. 87-119.

2. Тархова В.А. Хрестоматия по лексикологии французского

языка (на франц. языке). – Л.: Просвещение, 1972. – С. 69-82.

3. Шаповалова А.П. Аббревиация и акронимия в лингвистике.

Монография. Ростов н/Д: РГПУ, 2003.

 

 









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